Les RPS, des risques professionnels à part entière
Longtemps minimisés, les risques psychosociaux (RPS) — stress chronique, harcèlement moral ou sexuel, violences internes ou externes, charge mentale excessive — sont aujourd'hui reconnus comme de véritables risques professionnels. À ce titre, l'employeur doit les évaluer et les prévenir, au même titre que les risques physiques ou chimiques, et les inscrire dans son DUERP.
Or les RPS restent souvent le angle mort de l'évaluation des risques. Voici ce que dit l'obligation de sécurité et comment agir.
Qu'entend-on par RPS ?
Les RPS recouvrent plusieurs réalités :
| Famille | Exemples |
|---|---|
| Stress | Déséquilibre entre exigences et ressources |
| Violences internes | Harcèlement moral/sexuel, conflits |
| Violences externes | Agressions, incivilités (clients, public) |
| Charge mentale | Surcharge, hyperconnexion, pression temporelle |
| Perte de sens | Manque d'autonomie, de reconnaissance |
Leurs conséquences sont concrètes : souffrance, absentéisme, turnover, accidents, mais aussi TMS (les RPS aggravent les troubles musculo-squelettiques) et désorganisation.
L'obligation de l'employeur
L'obligation de sécurité (article L.4121-1 du Code du travail) couvre la santé physique ET mentale des salariés. Concrètement, l'employeur doit :
> L'expertise CDFPI. Cet article est signé Édouard Triquet, IPRP reconnu DREETS, fondateur de CDFPI. Nous accompagnons l'évaluation des RPS et leur intégration au DUERP. → Voir le parcours · Conseil & accompagnement prévention
Évaluer les RPS dans le DUERP
L'évaluation des RPS suit la même logique que les autres risques, avec des outils adaptés :
Les leviers d'action
La prévention des RPS est d'abord organisationnelle (prévention primaire) : clarifier les rôles, ajuster la charge, donner de l'autonomie et de la reconnaissance, soigner le management. Elle s'appuie aussi sur des dispositifs dédiés :
| Levier | Formation / dispositif |
|---|---|
| Prévenir et traiter le harcèlement | Référent harcèlement |
| Améliorer la qualité de vie au travail | QVCT / QVT |
| Outiller les élus du personnel | CSE / SSCT |
Le référent harcèlement (obligatoire dans certaines configurations, notamment au sein du CSE et dans les entreprises d'au moins 250 salariés côté employeur) joue un rôle clé de prévention et de traitement des situations.
RPS et CSE
Le CSE a un rôle important en matière de santé et de conditions de travail : il est consulté sur le DUERP (RPS inclus), peut alerter en cas de danger grave et imminent, et participe à l'analyse des situations. Former les élus (CSE / SSCT) renforce cette vigilance collective.
Questions fréquentes
Les RPS doivent-ils figurer dans le DUERP ?
Oui. Les risques psychosociaux sont des risques professionnels à évaluer et à intégrer au Document Unique, comme les autres.
Le harcèlement relève-t-il des RPS ?
Oui. Le harcèlement moral et sexuel fait partie des violences internes, avec une obligation spécifique de prévention pour l'employeur.
Faut-il un référent harcèlement ?
Un référent doit être désigné au sein du CSE, et côté employeur dans les entreprises d'au moins 250 salariés. Le former est essentiel.
Comment évaluer un risque « invisible » comme le stress ?
Par des indicateurs (absentéisme, turnover…) et surtout l'expression des salariés (questionnaires, entretiens, groupes de travail).
Pouvez-vous nous accompagner sur les RPS ?
Oui, de l'évaluation à l'intégration au DUERP et au plan d'actions. Voir notre offre.
Conclusion
Les RPS ne sont pas un sujet « RH » optionnel : ce sont des risques professionnels que l'employeur doit évaluer dans le DUERP et prévenir au titre de son obligation de sécurité. En combinant évaluation rigoureuse, action organisationnelle et dispositifs dédiés (référent harcèlement, QVCT, CSE formé), on protège la santé mentale des équipes — et la performance de l'entreprise.
Pour aller plus loin :
---
📍 RPS & DUERP — Nice, 06, PACA — CDFPI
Évaluation • prévention • référent harcèlement • QVCT