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Prévention & Santé
15 janvier 20267 min de lecture

Inflammation chronique et douleurs articulaires : ce que votre alimentation a à voir avec vos TMS

Le lien entre alimentation et TMS est méconnu. Pourtant, une alimentation pro-inflammatoire aggrave vos douleurs. Découvrez comment votre assiette influence vos articulations.

CDFPI

Équipe éditoriale

Inflammation chronique et douleurs articulaires : ce que votre alimentation a à voir avec vos TMS

Le lien que personne ne fait

Quand vous avez mal au dos, à l'épaule ou au poignet, vous pensez à quoi ?

  • La posture
  • Les gestes répétitifs
  • Le stress peut-être
  • Mais pensez-vous à ce que vous avez mangé ce matin ?

    Probablement pas. Et c'est là que vous passez à côté d'un facteur majeur de vos douleurs.

    En tant que nutritionniste et formateur TMS, je vois quotidiennement des salariés dont les douleurs chroniques sont amplifiées par leur alimentation. Parfois de façon spectaculaire.

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    L'inflammation : le mécanisme central des TMS

    Qu'est-ce que l'inflammation ?

    L'inflammation est une réponse normale de votre corps aux agressions. Quand vous vous blessez, votre système immunitaire déclenche une réaction inflammatoire pour réparer les tissus.

    Inflammation aiguë : Courte, localisée, utile. Elle guérit.

    Inflammation chronique : Longue, diffuse, destructrice. Elle use.

    Le problème de l'inflammation chronique

    Dans le cas des TMS, l'inflammation chronique est un cercle vicieux :

  • **Microtraumatismes répétés** (gestes, postures) → inflammation locale
  • **Alimentation pro-inflammatoire** → inflammation systémique
  • **Les deux s'additionnent** → douleur chronique amplifiée
  • **Douleur chronique** → moins de mouvement → plus de raideur → plus de microtraumatismes
  • Le résultat : Vous avez mal, alors que vos contraintes de travail sont peut-être « normales ». Votre corps est en état inflammatoire permanent.

    Ce que disent les études

    Des recherches publiées dans le Journal of Pain Research montrent que les marqueurs inflammatoires (CRP, interleukines) sont significativement plus élevés chez les personnes souffrant de TMS chroniques.

    Une étude de 2019 sur 2 300 travailleurs a démontré que ceux ayant un régime occidental typique (riche en sucres, graisses saturées, aliments transformés) avaient 67% de risques en plus de développer des douleurs musculo-squelettiques chroniques.

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    Les aliments qui attisent le feu

    1. Les sucres raffinés

    Le sucre blanc, les sodas, les pâtisseries, les céréales sucrées...

    Mécanisme : Le sucre provoque un pic de glycémie qui déclenche la production de cytokines pro-inflammatoires (notamment l'interleukine-6).

    Effet sur les TMS : Les tissus déjà fragilisés (tendons, articulations) sont exposés à une inflammation supplémentaire. La douleur s'amplifie.

    Données : Une consommation de plus de 50g de sucre ajouté par jour augmente les marqueurs inflammatoires de 30% en moyenne.

    2. Les huiles végétales raffinées

    Huile de tournesol, huile de maïs, huile de soja...

    Mécanisme : Ces huiles sont riches en oméga-6, qui en excès favorisent la production de prostaglandines pro-inflammatoires.

    Le ratio oméga-6/oméga-3 :

  • Ratio idéal : 1:1 à 4:1
  • Ratio occidental typique : 15:1 à 25:1
  • Ce déséquilibre crée un terrain inflammatoire chronique.

    3. Les graisses trans et saturées en excès

    Viennoiseries industrielles, fritures, charcuteries...

    Mécanisme : Les graisses trans activent directement les voies inflammatoires (via le NF-κB). Les graisses saturées en excès perturbent le microbiote intestinal, qui joue un rôle clé dans la régulation de l'inflammation.

    4. Les aliments ultra-transformés

    Plats préparés, snacks industriels, sauces toutes prêtes...

    Mécanisme : Au-delà de leur composition (sucre, sel, graisses), ils contiennent des additifs (émulsifiants, exhausteurs de goût) qui perturbent la barrière intestinale et favorisent l'inflammation systémique.

    Étude NOVA : Les personnes consommant plus de 4 portions d'ultra-transformés par jour ont des niveaux de CRP (marqueur inflammatoire) 40% plus élevés.

    5. L'alcool

    Mécanisme : L'alcool augmente la perméabilité intestinale (« leaky gut »), permettant aux toxines de passer dans le sang et déclenchant une réponse inflammatoire.

    Seuil : Au-delà de 2 verres par jour, l'effet pro-inflammatoire est mesurable.

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    Le microbiote : le chef d'orchestre oublié

    Le rôle du microbiote intestinal

    Votre intestin abrite 100 000 milliards de bactéries. Ces bactéries jouent un rôle crucial dans la régulation de l'inflammation.

    Un microbiote sain :

  • Produit des acides gras à chaîne courte (anti-inflammatoires)
  • Renforce la barrière intestinale
  • Module la réponse immunitaire
  • Un microbiote déséquilibré (dysbiose) :

  • Produit des endotoxines pro-inflammatoires
  • Laisse passer des molécules indésirables dans le sang
  • Entretient l'inflammation chronique
  • Ce qui détruit le microbiote

  • Alimentation pauvre en fibres
  • Excès de sucre
  • Alcool
  • Antibiotiques (usage répété)
  • Stress chronique
  • Le lien intestin-articulations

    Ce n'est pas une métaphore. Il existe un axe intestin-articulations documenté scientifiquement.

    Étude de 2020 (Nature Reviews Rheumatology) : Des modifications du microbiote précèdent l'apparition de douleurs articulaires dans certaines pathologies. Restaurer un microbiote sain réduit les marqueurs inflammatoires et améliore les symptômes.

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    Alimentation anti-inflammatoire : les principes

    Principe 1 : Rééquilibrer les oméga

    Réduire : Huiles de tournesol, maïs, soja

    Augmenter : Huile d'olive, poissons gras (sardines, maquereau, saumon), noix

    Objectif : Ramener le ratio oméga-6/oméga-3 vers 4:1 ou moins.

    Principe 2 : Privilégier les aliments bruts

    Règle simple : Plus un aliment a subi de transformations, plus il est potentiellement pro-inflammatoire.

  • Légumes frais > légumes en conserve
  • Viande fraîche > charcuterie
  • Pain complet au levain > pain de mie industriel
  • Principe 3 : Colorer votre assiette

    Les pigments végétaux (anthocyanes, caroténoïdes, flavonoïdes) sont de puissants anti-inflammatoires.

    Traduction pratique : Mangez des légumes et fruits de couleurs variées à chaque repas.

    Principe 4 : Nourrir le microbiote

    Prébiotiques (nourriture des bonnes bactéries) :

  • Ail, oignon, poireau
  • Asperges, artichauts
  • Bananes peu mûres
  • Légumineuses
  • Probiotiques (bonnes bactéries) :

  • Yaourts nature (non sucrés)
  • Choucroute crue
  • Kéfir, kombucha
  • Miso, tempeh
  • Principe 5 : Réduire le sucre ajouté

    Objectif OMS : Moins de 25g de sucre ajouté par jour (6 cuillères à café).

    Astuce : Le sucre se cache partout. Lisez les étiquettes. Un yaourt aux fruits peut contenir 15g de sucre.

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    Plan alimentaire type anti-inflammatoire

    Petit-déjeuner anti-inflammatoire

    Option 1 : Porridge d'avoine + myrtilles + noix + cannelle

    Option 2 : Œufs brouillés + avocat + pain complet au levain

    Option 3 : Yaourt grec nature + graines de chia + fruits rouges

    À éviter : Céréales sucrées, viennoiseries, jus de fruits industriels

    Déjeuner au travail

    Base : Protéine (poisson, poulet, œufs, légumineuses) + légumes variés + céréales complètes

    Assaisonnement : Huile d'olive + citron + herbes fraîches

    Boisson : Eau, thé vert

    À éviter : Sandwichs industriels, sodas, desserts sucrés

    Collation

    Options : Poignée d'amandes, fruit frais, carré de chocolat noir (70%+)

    À éviter : Barres chocolatées, biscuits, chips

    Dîner

    Base : Protéine légère + légumes abondants

    Cuisson : Vapeur, four basse température (éviter les fritures)

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    Résultats attendus

    À court terme (2-4 semaines)

  • Réduction de la sensation de raideur matinale
  • Meilleure énergie générale
  • Digestion améliorée
  • À moyen terme (1-3 mois)

  • Diminution de l'intensité des douleurs chroniques
  • Amélioration des marqueurs inflammatoires (si mesurés)
  • Perte de poids éventuelle (l'inflammation fait gonfler)
  • À long terme (6 mois+)

  • Réduction significative des épisodes douloureux
  • Meilleure tolérance à l'effort
  • Moins de récidives de TMS
  • Témoignage terrain

    « J'avais des douleurs d'épaule depuis 2 ans. La kiné m'aidait, mais ça revenait toujours. Quand j'ai changé mon alimentation — moins de sucre, plus de légumes, des oméga-3 — en 6 semaines j'ai senti une vraie différence. Moins d'inflammation le matin. Je ne dis pas que c'est magique, mais combiné avec les exercices, ça a tout changé. »

    — Laurent, technicien de maintenance, 47 ans

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    FAQ : alimentation et TMS

    Dois-je supprimer totalement le sucre ?

    Non. L'objectif est de réduire le sucre ajouté, pas le sucre naturel des fruits. Une alimentation restrictive à l'excès n'est pas durable.

    Combien de temps avant de voir des résultats ?

    En général, 2 à 4 semaines pour les premiers effets. Mais l'alimentation est un facteur parmi d'autres — elle ne remplace pas l'ergonomie ou les exercices.

    Et si je n'ai pas le temps de cuisiner ?

    Privilégiez les aliments simples et peu transformés : œufs durs, légumes crus, fruits frais, poisson en conserve (sardines, maquereaux). Pas besoin de cuisine élaborée.

    L'alimentation seule peut-elle guérir mes TMS ?

    Non. L'alimentation réduit l'inflammation systémique, mais elle ne corrige pas une mauvaise posture ou un poste de travail inadapté. C'est un facteur complémentaire, pas une solution miracle.

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    Conclusion : votre assiette, alliée ou ennemie ?

    L'alimentation est un facteur méconnu des TMS. Elle n'est pas la cause principale, mais elle peut amplifier ou atténuer vos douleurs de façon significative.

    Une alimentation pro-inflammatoire :

  • Amplifie la douleur
  • Ralentit la récupération
  • Favorise la chronicisation
  • Une alimentation anti-inflammatoire :

  • Réduit l'inflammation de fond
  • Améliore la tolérance à l'effort
  • Accélère la guérison
  • Chez CDFPI, notre formateur est nutritionniste. Notre formation intègre un module complet sur l'alimentation anti-inflammatoire — une approche que vous ne trouverez dans aucune autre formation TMS.

    Ce n'est pas un gadget. C'est une différence qui change les résultats.

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